Infrastructures
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Le rail, l'autre pari du Cameroun
À l'heure où le Cameroun ambitionne de devenir un hub logistique en Afrique centrale, le gouvernement remet le chemin de fer au cœur de sa stratégie de développement.
Réuni en 48ᵉ session extraordinaire à Yaoundé, le Comité interministériel des infrastructures ferroviaires (COMIFER) a reçu une feuille de route claire du ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè : accélérer la mise en œuvre des projets ferroviaires structurants pour soutenir la croissance, l'industrialisation et l'intégration du territoire.
Une injonction à changer de rythme
Le gouvernement veut transformer les ambitions ferroviaires en chantiers concrets.
Le rail camerounais est à un tournant. Longtemps cantonné à son rôle historique de liaison entre le littoral et le nord du pays, il est désormais appelé à devenir l'un des principaux moteurs de la transformation économique nationale. C'est tout le sens de la 48ᵉ session extraordinaire du Comité interministériel des infrastructures ferroviaires (COMIFER), présidée vendredi dernier à Yaoundé par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè.
Le chemin de fer est appelé à devenir un levier de compétitivité.
Le message du membre du gouvernement est sans ambiguïté : le temps des études doit progressivement céder la place à celui des réalisations. Dans un contexte marqué par la montée en puissance des projets miniers, l'expansion du port de Kribi et l'ambition industrielle du pays, les infrastructures ferroviaires ne peuvent plus évoluer au rythme des lourdeurs administratives.
Le rail, colonne vertébrale de l'économie
Mines, ports, industries : le chemin de fer est appelé à devenir un levier de compétitivité.
Pour les autorités, le chemin de fer dépasse désormais sa simple fonction de transport. Il devient un outil de souveraineté économique. En reliant les bassins miniers aux plateformes portuaires, il contribue à réduire les coûts logistiques, à fluidifier les exportations et à renforcer l'attractivité du Cameroun auprès des investisseurs.
Cette vision s'inscrit pleinement dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui fait des infrastructures de transport un moteur essentiel de la croissance et de l'intégration économique.
Lever les freins à l'exécution
Coordination, financement et gouvernance restent les principaux défis à relever.
La réunion du COMIFER traduit une volonté de mieux coordonner les administrations impliquées dans les projets ferroviaires. Les retards accumulés trouvent souvent leur origine dans les difficultés de financement, les procédures foncières, les études techniques ou encore les lenteurs administratives.
En appelant à accélérer le traitement des dossiers, le ministre souhaite instaurer une nouvelle culture de résultats. L'enjeu est de garantir une exécution plus rapide des projets prioritaires tout en assurant leur viabilité économique et technique.
Le Cameroun vise un leadership régional
Un réseau ferroviaire moderne renforcerait la vocation du pays comme carrefour logistique de l'Afrique centrale.
Au-delà des frontières nationales, le développement du rail répond à une ambition sous-régionale. Connecter efficacement les zones de production aux corridors de transport et aux ports permettra au Cameroun de consolider sa position de porte d'entrée des échanges en Afrique centrale.
La recommandation formulée lors de cette 48ᵉ session extraordinaire du COMIFER dépasse ainsi le cadre administratif. Elle traduit une certitude : sans un réseau ferroviaire performant, les ambitions industrielles, minières et commerciales du Cameroun resteront inachevées. Accélérer les projets structurants est désormais une exigence de compétitivité autant qu'un impératif de développement national.
Achille TEMB
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Commentaires 3
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A
AMSA SAÏD
il y a 59 minutes
inovant
A
AMSA SAÏD
il y a 1 heure
felicitation
a
admin
il y a 1 heure
félicitation tour le lancement du site